POP NEWS : AUGUST 2009 Album Review
THREE BLACK EYES - The Hungry Chrönicles, Vol. 1 : The Sweet Demise of the Boozehound
"Ce foisonnement a son léger revers : les meilleurs titres ("The Appletree", "Bad Tooth in the Smile", "Me and the Moon", "Chorky the Killer", dominé par la voix inimitable d'Elyas Khan, de Nervous Cabaret"
Swet Demise of The Boozehound features Elyas Khan on "Chorky The Killer" and is packaged with a beautiful booklet of artwork by Mat Clark. Available at CDBaby.com
POP NEWS : AUGUST 2009 Album Review
THREE BLACK EYES - The Hungry Chrönicles, Vol. 1 : The Sweet Demise of the Boozehound
Three Black Eyes n'est pas vraiment un groupe, plutôt une collaboration informelle et transatlantique. Aux membres d'origine, rassemblés à Londres autour du songwriter principal Matt Clark, se sont joints des New-Yorkais et des Parisiens. La petite bande, qui se retrouve à de rares occasions pour des concerts (à l'International ou au Pop In, à Paris, il y a quelques mois) s'est échangé des fichiers son pendant quelques années, enregistrant au final plusieurs dizaines de morceaux qui auront mis du temps à sortir à l'air libre. C'est désormais chose faite, du moins pour vingt-deux d'entre eux, qui composent ce CD autoproduit.
Ce foisonnement a son léger revers : les meilleurs titres ("The Appletree", "Bad Tooth in the Smile", "Me and the Moon", "Chorky the Killer", dominé par la voix inimitable d'Elyas Khan, de Nervous Cabaret, "Yours Sincerely", "9 Steps Away"…) ont du mal à s'extraire de la masse, alors qu'ils pourraient facilement remplir un album d'une durée plus conventionnelle. A l’évidence, on est ici plus proche d’une collection de démos mise en boîte au petit bonheur la chance que d’un produit calibré, avec sa ration réglementaire de tubes potentiels. Mais c’est aussi ce qui fait tout le charme (grandissant à chaque nouvelle écoute) de ce claudiquant "Boozehound" : on sent que ses auteurs ont, avant tout, cherché à se faire plaisir, loin de toute contingence commerciale.
Le disque affiche tout de même une certaine homogénéité, due à la récurrence de tempos lents et d'ambiances plutôt mélancoliques (voire sépulcrales), au fait que la plupart des morceaux sont chantés à l'unisson par plusieurs voix, et aussi à l'impression qu'est racontée en plusieurs chapitres l'histoire d'un certain Boozehound, dessiné à chaque page du livret. Quand le rythme est plus marqué ("Everybody Dances in Cairo"), la voix éraillée et les dissonances rappellent Tom Waits, le trop méconnu Joe Henry ou les Doors quand ils reprenaient Kurt Weill – toutes proportions gardées, certes. Entre musiques d'Amérique (country, blues, jazz enfumé), cabaret berlinois et folk anglais, les chansons de Three Black Eyes reflètent les goûts divers de leurs auteurs et inventent une nouvelle "sono mondiale", en toute décontraction. Vivement les prochains volumes.

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Bien évidemment, le jeu, avec de tels artistes, consiste à essayer de trouver des raccourcis de ressemblances avec d'autres "rockeurs" à la voix rauque et raccolant de façon similaire. Il me faut de suite vous préciser qu'Elyas Khan possède une voix pleine de particularités. On ressent bien le fait qu'il connaisse ses classiques. Mais qu'on ne s'y trompe pas, il ne s'agit là aucunement d'un ersatz de fade fainéant, et qui se contenterait de plagier un timbre vocal déjà existant. Pour ma part, je me suis totalement laissé bercer par ses créations et ses mélodies oscillant entre "dure réalité de la vie" et "véritable chaleur humaine". Bref, une très jolie découverte. A redécouvrir ! Photo by Mark Veltman: www.markveltman.net
Olivia sat down with Elyas at Brooklyn's "deliciously fine" MOTO to discuss the beginnings of his artistic journey and his vision for it's future.
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La dame un peu effrayante avec ses travaux de chirurgie esthétique le disait si bien « Life is a cabaret ».
New York, surtout en cette période électorale, est une sorte de cabaret extraordinaire où les monstres de foire se mêlent aux artistes de talents, un cabaret où la frustration émotionnelle, financière, sexuelle, celle de la solitude, celle de l’incapacité à être maître du destin pèse parfois beaucoup plus dans la balance que les opportunités qui s’offrent à ses habitants. Les comédiens sans rôle y côtoient les amoureuses sans amants, les danseurs sans chaussons, les wannabe sans le sous. Nervous Cabaret c’est l’histoire d’un mec qui a un trac d’enfer sur scène et choisit de s’entourer d’une bande de mecs qui ont un trac d’enfer sur scène.
Elyas pourrait être le héros d’un pré « Teen Movie ». Vous savez ceux qui se faisaient dans les 90s et projetaient des Liv Tyler et des Parker Posey sur le grand écran. Né de parents indiens, élevé en Angleterre, il écume depuis sept ans New York de ses pas de performeur. Pendant un démesurément long semestre à la fac pendant lequel il n’a assisté qu’à quatre cours, il forme un groupe éclair The Sarcastic Brats, occupe ses journées entre la weed et un petit boulot chez un disquaire. Le groupe est très mauvais. Il quitte la musique pour se consacrer à d’autres projets, sur d’autres scènes. Celles des théâtres. Puis vient celui de Nervous Cabaret, sorte de thérapie de groupe anti-trac ou la mise en scène peut avoir son importance autant que la musique. Comme s’entourer d’artifices pour exprimer sa vraie nature, sincèrement.
Pour boucler la boucle en quelque sorte, Elyas et Nervous Cabaret composent la musique d’un spectacle, The Adventures of Charcoal Boy. Il leur arrive même de jouer certains extraits en concert, hors contexte, pour la beauté de la mélodie et celle du souvenir. La comédie musicale met en scène des marionnettes manipulées par trois personnes dont l’articulation est surprenante d’humanité. Le travail musical est étroitement lié à celui du metteur en scène, du scénariste et des marionnettistes. Chaque élément se construit simultanément, en groupe. Les Nervous Cabaret découvrent une nouvelle façon de faire de la musique. Cette expérience influence profondément leurs albums. À l’écoute de chaque morceau, il suffit de fermer les yeux pour imaginer la mise en scène.
Elyas Khan est le leader ultra doué de Nervous Cabaret. Lyrique et électrique il a présenté un show impeccablement décalé. Big up pour le rock New-yorkais !
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Laid back songs about love, death and life. Review by Phil Edwards
‘Songs for Love Drunk Sinners’ is produced by Samantha Parton of the Be Good Tanyas and is a mighty fine album... ‘Miners’ is a Wilfred Owens poem set to music. Owen was a prolific poet who was killed in the Somme, one week before the Armistice was signed in 1918, He was 25. What caught my attention was the use of Elyas Khan on backing vocals which gives this song a native American feel. Which is intriguing, as Khan is a British born south Asian who also resides in New York City.
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Nervous Cabaret Photo: Bill Phelps
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